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Syrie : un chef rebelle exhorte les Européens à lever l'embargo sur les armes

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 Le général Selim Idriss, chef  d'état-major de l'Armée syrienne libre (ASL, rebelles), a exhorté mercredi à  Bruxelles les pays européens à lever l'embargo sur les armes, qui "ne touche  que les victimes" du conflit syrien alors que le régime de Bachar al-Assad  continue à "être équipé par la Russie et l'Iran".    "Cet embargo est vraiment regrettable (...) Il est unilatéralement imposé à  la population et à l'ASL", a déclaré le général Idriss, au cours d'une  conférence de presse au Parlement européen où sa venue avait été organisée par  le groupe des Libéraux (Alde).    "Il ne touche que les victimes" alors que "le régime reçoit des armes  russes et iraniennes", a regretté le chef militaire, nommé en décembre à la  tête du Conseil militaire suprême de l'ASL, qui chapeaute la plupart des  groupes rebelles, à l'exception des jihadistes du Front Al-Nosra.    Le général a souhaité que les pays occidentaux fournissent notamment des  équipements d'autodéfense comme des missiles antiaériens et de protection  contre les tirs de chars.    "Si nous avions les armes et les munitions dont nous avons besoin, nous  pourrions nous débarrasser du régime en un mois", a assuré le général Idriss,  en soulignant qu'une "bonne partie de l'Est" du pays avait déjà été "libérée".    Si ce n'est pas le cas, "les combats vont durer et le pays sera totalement  détruit", a-t-il averti.    L'ex-général de l'armée a assuré que l'ASL était en mesure de contrôler les  armes afin qu'elles ne tombent pas aux mains d'organisations extrémistes.  "Quand nous recevons des armes, elles sont enregistrées par l'état-major et  chacune d'entre elles est marquée avec un numéro (...) Nous savons précisément  à qui elles sont distribuées (...) Nous pouvons prendre l'engagement qu'elles  seront rendues par leur utilisateur lorsque le régime tombera", a-t-il dit.      Le général a lancé son appel alors que les pays de l'UE divergent sur  l'opportunité de lever partiellement l'embargo. Ils ont donc pris la décision,  fin février, de l'amender en autorisant la fourniture d'équipements non-létaux  et l'aide technique.    Le général Idriss s'est par ailleurs demandé comment "la communauté  internationale pouvait rester sans agir" alors que le nombre de Syriens  réfugiés à l'étranger avait dépassé le million, selon des chiffres publiés  mercredi par l'ONU.    Le président du groupe des Libéraux au Parlement, Guy Verhofstadt, a  également critiqué "le manque de courage et de vision" des Occidentaux sur le  dossier syrien. 


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