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Le ministre tunisien de la Défense,  Abdelkarim Zbidi, en poste depuis la révolution de janvier 2011, a annoncé  renoncer à intégrer le gouvernement en cours de formation, fustigeant la classe  politique incapable de déterminer "une feuille de route" pour la Tunisie en  crise.   "Ali Larayedh (le ministre de l'Intérieur chargé de former le nouveau  gouvernement) m'a demandé de rester mais je lui ai donné les raisons pour  lesquelles je ne peux pas poursuivre", a expliqué M. Zbidi, mardi soir à  l'antenne de la chaîne Nessma TV.  "Je ne peux pas poursuivre car il n'y a pas de feuille de route claire pour  arriver aux élections dans les meilleures conditions et le plus tôt possible",  a encore déclaré le ministre sortant de la Défense.   L'islamiste Ali Larayedh tente depuis le 22 février de former un nouveau  cabinet après la démission du Premier ministre Hamadi Jebali et pour sortir la  Tunisie d'une profonde crise politique déclenchée par l'assassinat le 6 février  de l'opposant anti-islamiste Chokri Belaïd.  Il doit y parvenir avant samedi, mais a admis mardi ne pas savoir quand il  sera en mesure de présenter son cabinet. M. Zbidi, arrivé à son poste le 28 janvier 2011, deux semaines après la  chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali, est le seul ministre à être resté  en fonction après les élections d'octobre 2011 remportée par les islamistes  d'Ennahda.   Ce médecin de 63 ans est largement crédité, avec le chef d'état-major le  général Rachid Ammar, d'avoir maintenu l'armée au-dessus de la mêlée politique  malgré de nombreuses crises et alors que l'état d'urgence est en vigueur depuis  la révolution.   Si la crise politique actuelle a été déclenchée par l'assassinat de Chokri  Belaïd, le pays est en réalité paralysé depuis des mois, faute de compromis sur  la nouvelle Constitution dont dépendent les futures élections.Â
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