Pour l’inscription des enfants pris en charge dans la kafala dans le livret de famille
Ils ont préconisé, dans ce cadre, d’ajouter quelques pages en fin du livret de famille pour inscrire les enfants pris en kafala.
Selon l’avocate Fatima Zohra Benbraham, qui animait une conférence au forum du quotidien DK News, la réflexion sur cette question a été engagée. Pour elle, il existe actuellement une prise de conscience sur la nécessité d’intégrer les noms des enfants pris en Kafala dans le livret.
Elle a rappelé, à ce propos, que ce sujet a été abordé lors d’un Colloque international intitulé : La kafala, entre religion et droit positif", organisé l’année passée par l’université des sciences islamiques Emir-Abdelkader de Constantine.
Me Benbraham a estimé, en outre, que la proposition d’intégrer les noms des enfants pris en charge dans le cadre de la kafala peut avoir des effets psychologiques positifs chez les enfants qui sont dans cette situation.
Yasmine Boukadoum, membre de l’association des familles d’accueil, a précisé de son côté que son association œuvre notamment pour l’inscription de l’enfant makfoul (pris en charge) sur le livret de famille avec mention marginale kafilouhou (le nom de celui qui l’a pris en charge) ainsi que la formation de berceuses qualifiées dans toutes les pouponnières.
L’ancien ministre de la Solidarité nationale, de la Famille, et de la Communauté nationale à l’étranger, Djamel Ould Abbès, avait déclaré, en janvier 2010 que "sur 29.000 enfants privés de famille et/ou nés hors mariage durant les dix dernières années, environ 21.000 ont été pris en charge dans le cadre de la kafala par des familles en Algérie et de la communauté nationale à l’étranger".
Il avait précisé que 3.000 autres enfants privés de famille sont pris en charge au niveau des centres spécialisés relevant du ministère, la plupart étant handicapés mentaux ou moteurs.
M. Ould Abbès avait également indiqué que quelque 3.000 naissances hors mariage sont enregistrées chaque année en Algérie.



