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Kaddour M'Hamsadji évoque le cérémonial du mariage d'antan

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Le mariage d'antan dans la ville d'Alger, son cérémonial et son rituel ont été évoqués par l'écrivain Kaddour M'Hamsadji dans son ouvrage paru dernièrement sous le titre "La Casbah d'Alger, autrefois. Le mariage". L'ouvrage, de 280 pages, entrant dans la série lancée par l'auteur sous l'intitulé "El Qaçba, zemân" (La Casbah, autrefois), et publiée par l'Office des publications universitaires (OPU), met en exergue l'art de vivre et les activités traditionnelles exprimés à travers différentes cérémonies telles que le 7e jour de la naissance d'un nouveau-né, la circoncision du jeune garçon, les fiançailles et le mariage.
Dans cet ouvrage, fruit d'un long travail de recherche, Kaddour M'Hamsadji, qui a déjà écrit un premier tome sous le titre "Al-Qaçba, zemân. Histoire (De l'île aux mouettes à la Casbah) dans lequel il parle des origines de la séculaire cité et des différentes étapes de sa construction, met en valeur la richesse des traditions, coutumes et fêtes pratiquées autrefois et précieusement conservées et transmises de génération en génération.

"Précisons que pour évoquer les traditions, les coutumes, les fêtes dans +El Qaçba, zemân+, ne nous imposons pas de définition scientifique de la notion de tradition, optons pour caractérisation simple des faits communs aux gens de la Casbah, et elle est de l'ordre de l'intimité de la croyance sociale qui en forme le socle inamovible", avertit l'auteur dans l'avant-propos.

Dans ce livre jalonné de termes poétiques, l'écrivain retrace les différentes étapes du mariage en commençant par la demande en mariage qui se déroule en plusieurs phases, à savoir "El khoutba", la demande en mariage proprement dite, le "qtî echchart" , la fixation des conditions (morales et matérielles), "elmahr" appelé couramment "eç-ç'dâq", la dot maritale.

L'auteur évoque aussi le cérémonial du "d'fou" (fiançailles), au cours duquel le père du marié et celui de la mariée fixent la date du mariage du jeune couple ainsi que la cérémonie de mariage, précédée par de longs et minutieux préparatifs (travaux ménagers, préparation du trousseau de la mariée, confection des gâteaux, invitations).

L'ouvrage met aussi en exergue les cérémonies organisées au domicile de la mariée, notamment "Laïlat el hanna" (la nuit du henné) au cours de laquelle, la jeune fille portera de magnifiques toilettes brodées d'or et d'argent, quelle que soit sa condition sociale. "La mariée est élégamment habillée d'un qaftan court en velours, ouvert en pointe, et dont de délicates broderies d'or ponctuées de couleurs enrichissent les côtés de part et d'autre de l'ouverture. La chemise, dont les grandes manches de couleur sortent des ouvertures de cette veste, tombe par-dessus le sârwal en soie légèrement brodé", écrit l'auteur à propos du faste caractérisant la fête du mariage d'antan tout en mettant en exergue le rôle joué par la femme dans la transmission du patrimoine immatériel.

"La femme est le carrefour de toutes les relations familiales, la mémoire incontournable à consulter pour qui veut connaître la société. Elle est la gardienne de la tradition, elle organise les cérémonies et en règle les rituels. Sans elle, la tradition ne se répèterait pas et courrait le risque d'être dénaturée par les effets d'un environnement produit par la vie moderne", conclut l'auteur.

Kaddour M'Hamsadji, dont la première œuvre a été publiée en 1959, compte à son actif des recueils de poèmes, des romans, des nouvelles, des essais et des contes ainsi de des ouvrages consacrés au patrimoine notamment "Le jeu de la bouqâla", "L'allusion faite à ma voisine" et "El-Qaçba, zemân".

 

Aps 

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