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L'augmentation constante à travers le monde du nombre de décès et des nouveaux cas atteints de cette maladie, accentue davantage la gravité que représente le cancer tant que des moyens médicaux, environnementaux et comportementaux ne sont pas encore définis pour endiguer le développement de ce terrible fléau.
Les récentes statistiques publiées par l'UICC font état de plus de 12 millions nouveaux cas et 7,6 millions de décès chaque année. Ces chiffres placent le cancer en tête des premières causes de mortalité dans le monde, selon la même source.
En Afrique, les nouveaux cas de cancer étaient estimés en 2008 à 667.000 (314.000 hommes et 353.000 femmes) provoquant 518.000 décès. Face à cette situation, pour le moins alarmante, les organismes en charge de lutter contre cette maladie font cependant savoir que 40% des cancers peuvent être évités par des "mesures" à la portée de tous. Il s'agit notamment d'arrêter le tabac, de limiter la consommation d'alcool, d'éviter de trop s'exposer au soleil, de se nourrir sainement et de favoriser l'exercice physique.
L'UICC soutient en outre que 20% des cancers diagnostiqués chaque année sont d'origine virales ou bactériennes (cancers du col de l'utérus, du foie, de l'estomac...) et relève que les taux d'incidence des cancers liés à une infection sont particulièrement élevés dans les pays à faible revenu (26% contre 8% dans les pays à revenus élevés). 80% des décès dus au cancer du col de l'utérus interviennent dans les pays en développement, tandis que le taux de survie à un cancer du sein est de 12% en Gambie contre 80% en Corée du Sud, est-il souligné.
L'OMS qui fait de la lutte contre le cancer une de ses principales préoccupations, a, dans ce contexte, plaidé auprès des agences et donateurs internationaux pour un accroissement des financements pour soutenir les programmes de recherche et de prévention pour du moins contenir le développement de cette maladie.
L'Algérie accorde à cette démarche toute l'importance nécessaire afin d'offrir à ses malades les meilleures conditions de suivi et de traitement en multipliant les centres anti-cancer à travers le pays. Des unités de radiothérapie et d'oncologie dotées d'équipements modernes, notamment des scanners de dernière génération, d'IRM (imagerie par résonance magnétique) ainsi que le réaménagement des laboratoires d'anatomie pathologique.
Ces nouvelles structures, dont la plupart sont opérationnelles, ont été créées pour renforcer les centres anti-cancer, inscrits dans le cadre du plan national de lutte contre cette pathologie qui bénéficie d'un budget global 24,9 milliards de DA.
Aps












