"J'ai fait cet album pour moi-même, mais bien sûr il y a une envie de partage. D'ailleurs, j'ai un peu peur de décevoir", déclare l'artiste, pour qui expliquer son absence de la scène musicale est "compliqué" mais reste essentiellement lié aux conditions "artistiques" de l'époque.
"Ch'hal" est un album où se mêle plusieurs influences musicales. En écoutant des extraits des neuf chansons, on peut être transporté vers les quartiers populaires d'Alger, bercé par des notes de musique andalouse ou encore emporté par des rythmes occidentaux et orientaux. Chaque titre a sa particularité, mais le message de paix, tendresse, passion, nostalgie et admiration de la beauté s'y croisent souvent.
"J'ai vécu mon enfance à El-Harrach (Alger) où j'écoutais beaucoup de musique chaâbi. J'ai passé près de huit ans à Tlemcen. Cette ville m'a permis de découvrir la musique andalouse mais en même temps j'avais dans l'oreille les musiques occidentale et orientale que diffusait la radio. Donc mon nouvel album comprend toute cette combinaison", explique Khaled Barkat.
Ce chanteur qui s'est consacré durant son "éclipse" aux musiques de films et documentaires, estime que cette expérience lui a permis de connaître ses "limites" car, relève-t-il, la musique d'un film est plus difficile à composer que celle d'une chanson".
Khaled Barkat s'insurge contre le fait qu'on "étouffe la création artistique" et avoue en toute franchise : "Je me suis retiré car, tout simplement, je n'avais plus de place. J'avais été marginalisé par les instances qui étaient censées promouvoir la culture algérienne. La preuve, je n'ai jamais été sollicité pour participer aux événements musicaux". Il espère tout de même renouer avec son public par ce nouvel album pour lequel un show case est prévu prochainement à Alger, quelques jours avant sa sortie sur le marché.
Aps



