Ils chantaient, ils dansaient, sillonnaient dans des files interminables de voitures les artères d'El Bahia, scandaient "one, two, three viva l'Algérie", "maak ya Saadane", "la coupe du monde rayhine". Des klaxons, des youyous fusaient de toutes parts. Le ciel était illuminé de fumigènes et de feux d'artifice.
"Une reconnaissance civilisée, des grandes nations pour de véritables combattants", dira un quinquagénaire très ému par cette honorable réaction spontanée".
"Nous sommes éliminés d'une compétition qui manque de crédibilité, mais nous avons gagné une équipe jeune et un peuple civilisé", s'est félicitée Meriem, une jeune de 23 ans.
L'optimisme était de mise et le mot clé dans cet hommage aux combattants du Sahara. Les jeunes ont fait preuve d'une grande maturité par leur manière de porter leur sélection dans la victoire et la défaite, tout en affirmant que la flamme de l'espoir et du patriotisme qu'ont créés les poulains de Saadane.
Les commentaires se sont accordés que le score de cette rencontre ne reflète nullement une débâcle ou une suprématie de l'équipe adverse. "Nos joueurs sont encore jeunes. C'est une bonne leçon pour les échéances à venir", a déclaré un cadre oranais du sport.
ApsÂ



