Système de santé

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Système de santé
Les défaillances passées au crible

Diagnostic - «L'Algérie est en retard en matière de qualité de l'offre de soins, selon les standards universels», a déclaré le Pr Abdelhamid Aberkane, chef de service de réanimation médicale.
«En dépit des efforts consentis par les pouvoirs publics, à savoir l'amélioration du niveau de vie social et économique et de certains indicateurs, notamment le taux de mortalité infantile, de maternité et l'allongement de l'espérance de vie, il n'en demeure pas moins, que l'Algérie est en retard en matière de soins, selon les standards universels», a encore précisé le Pr Aberkane.
L'ancien ministre de la Santé, qui intervenait hier lors du Sommet maghrébin de la santé, à l'hôtel Hilton, a relevé un problème dans la maîtrise du système de l'information de la santé au niveau local et national. «Le système d'information et de pilotage de la santé est insuffisant.» La volonté politique n'est pas traduite complètement par le système en place, selon lui.
C'est pourquoi il préconise la décentralisation du potentiel humain et la lutte contre la disparité dans l'accès aux soins. Plus loin, il affirme que «l'un des indicateurs de l'échec du secteur, est la montée en puissance du secteur privé, qui n'a pas atteint les standards internationaux».
Pour sa part, le Pr Jean-Paul Grangaud a souligné que l'Algérie est en retard par rapport à la Tunisie, pays qui a engagé une réflexion afin d'évaluer la formation des médecins, sans pour autant se donner les moyens de connaître quels en seraient les résultats. Pour lui, il faut donc revoir les critères d'évaluation de la formation des médecins pour mesurer son impact sur le secteur de la santé publique. Le président du comité consultatif, le Dr Amir Abdellatif Touafek, a mis, quant à lui, en exergue «la dimension maghrébine du sommet pouvant apporter des solutions aux populations de la région, en termes de lutte contre le cancer et le diabète et dans le cadre d'une collaboration étroite, tracée déjà par nos aînés».
La nécessité de mettre en place une politique de santé de proximité et de médecin de famille demeure une autre préoccupation pour assurer une meilleure prise en charge de la santé du citoyen dans la région.
«En premier lieu, il faut assurer une qualité et une équité des soins aux citoyens à travers, notamment, le rapprochement de la santé du citoyen», a signalé le doyen de la faculté de médecine de Tunis, le Pr Ahmed Meherzi. Ce sommet durera deux jours, durant lesquels les spécialistes vont aborder différents thèmes consacrés aux maladies chroniques, telles que le cancer et le diabète, ainsi qu'au système de santé dans les pays maghrébins.
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